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10.08.06 Le miroir de Kepler chez Ball Aerospace
 
Le miroir du satellite d'astronomie Kepler vient d'être livré à la firme américaine Ball Aerospace pour subir une série d'essais avant son intégration sur le satellite. Avec un diamètre de 1,4 m, il s'agit du plus grand miroir optique jamais construit pour un engin spatial qui quittera l'orbite terrestre.

Bien que Ball Aerospace soit le contractant de la mission, le miroir a été construit par L-3 Communications Brashear. Ball Aerospace est en charge du photomètre (95 cm), de la construction du satellite et de l'intégration des charges utiles et techniques. Rappelons que cette firme travaille régulièrement avec la NASA. On lui doit notamment une participation active dans les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer et la sonde Deep Impact.

Kepler

Kepler est la première mission conçue pour détecter des exoplanètes de la taille de la Terre et découvrir des planètes évoluant dans la zoned'habitabilité de leur étoile et donc favorables à l'apparition de la vie. Son champ vLe miroir primaire (1,4 m) de Keplerisuel sera 70.000 fois plus important que celui du télescope spatial Hubble.

Le miroir primaire (1,4 m) de Kepler Crédit Ball Aerospace

Son lancement initialement prévu en octobre 2007 a été reporté en juin 2008 au moyen d'une fusée Delta II de Boeing. Ce télescope spatial doit fonctionner au moins 4 ans pendant lesquels environ 100.000 étoiles seront observées. Avec cet instrument, les Astronomes s'attendent à découvrir 500 exoplanètes de type terrestre, c'est-à-dire telluriques et de taille similaire à la Terre et jusqu'à 1000 planètes de type jovien et/ou des Jupiter chauds.

La méthode des transits

Pour découvrir ces planètes extrasolaires, Kepler s'appuiera sur la méthode des transits. En aucun cas il ne sera capable de les voir, la lumière de l'étoile parent rendant leur observation impossible. Cette méthode est largement utilisée sur Terre et a fait ses preuves. D'ailleurs le satellite Corot du CNES qui sera lancé cet automne utilisera cette méthode pour découvrir également des planètes tournant autour d'autres étoiles que le Soleil. Le transit d'une planète se produit lorsque cette dernière passe devant son étoile. Elle bloque alors une petite fraction de la lumière émise par l'astre. C'est cet assombrissement que devra découvrir Kepler. L'idéal pour confirmer l'existence d'une planète extrasolaire, c'est que cet assombrissement se reproduise à intervalle régulier, signe évident d'un objet tournant autour de l'étoile. Enfin, en déterminant sa signature, les scientifiques seront en mesure de déterminer la taille et l'orbite de la planète.

Le Programme Discovery

Le programme Discovery de la NASA permet aux scientifiques d'envisager toutes sortes de missions ou de moyens novateurs susceptibles d'approfondir nos connaissances du Système Solaire et/ou aptes à résoudre les énigmes qui résistent aux moyens d'investigation traditionnels comme les observatoires terrestres. Les missions qui s'inscrivent dans ce programme sont à faibles coûts et mettent en œuvre des technologies nouvelles, voire innovantes.

Aujourd'hui, dix missions s'inscrivent dans le programme Discovery. Mars Pathfinder, Near, Lunar Prospector ont brillamment accompli leur tâche tandis que Stardust, Genesis, Deep Impact et Messenger sont en activité. Enfin, Dawn et Kepler sont en cours de développement et seul un échec est à déplorer. La sonde Contour qui n'a pas réussi à quitter l'orbite terrestre à la poursuite de la comète Encke.

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