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27.08.09
Petite histoire de la Station spatiale internationale
 

Aujourd'hui, la Station spatiale internationale est la seule station orbitale en service. Le premier élément de ce grand mécano, le module russe Zarya, a été lancé par les Russes au moyen d'une fusée Proton depuis Baïkonour, le 20 novembre 1998, soit 14 ans après la décision de la NASA de lancer le projet.

Le projet de Station spatiale internationale débute en janvier 1984, insufflé par un discours volontariste du président Reagan. La NASA s'attaque alors au développement d'une station spatiale dans un cadre international. Son coût est alors estimé à huit milliards de dollars.

En janvier 1985, l'ESA (European Space Agency) s'associe au projet, suivie par le Canada en avril et le Japon en mai de la même année. Mais le 28 janvier 1988, la navette Challenger explose en vol, ce qui entraînera un retard considérable de tous les projets de la NASA et une refonte complète du programme spatial. En août 1985 de nouveaux plans sont définis et le coût du projet est alors évalué à 10,9 milliards de dollars.

En 1987, diverses études successives, menées par la NASA et le Conseil de la Recherche américain, rehausseront l'estimation du coût de la station à 13 milliards de dollars d'abord, 24,5 milliards de dollars ensuite. Le 16 juillet 1988, le Président Ronald Reagan baptise la station du nom de Freedom (Liberté).

En 1993, l'administration Clinton invite la Russie à se joindre au projet. La NASA révise entièrement et redéfinit le projet en suivant un concept dérivé des plans de Freedom et de la station russe Mir 2 qui devait succéder à Mir. Le projet est rebaptisé 'Alpha'. En février, le Président Bill Clinton exige de la NASA que le coût de la station soit divisé par deux; l'agence propose une nouvelle conception.

Dès 1993, les Américains estiment nécessaire de profiter de la longue expérience de la Russie, maintenant alliée au projet, dans le domaine des longs séjours à bord de stations spatiales, dans le but d'éviter de reproduire certaines erreurs stratégiques ou technologiques susceptibles de provoquer de lourdes dépenses inutiles. Ainsi, le 6 décembre, la NASA et la Roscosmos marquent leur accord pour 10 vols de navette vers Mir, et le 23 juin 1994, la NASA acceptera d'en payer le coût, 400 millions de dollars. 9 missions seront effectivement réalisées.

Nous sommes en juin 1995, et le coût d'exploitation de la station est maintenant estimé à 93,9 milliards de dollars, dont 50,5 milliards de dollars rien que pour les vols de navettes.

En 1997, c'est au tour du Brésil de rejoindre le projet. Reste que l'arrivée de la Russie a aussi impliqué une refonte totale de l'organisation logistique de la station, de ses installations et ressources, de son partage, et bien entendu, de son coût d'exploitation. Dans la foulée, le nom d'Alpha, qui ne plaît pas aux Russes car ils estiment que ce sont eux qui ont créé la véritable première station orbitale, est simplement dénommée 'Station Spatiale Internationale'.

En février 2003, la désintégration de Columbia et la perte de son équipage de sept astronautes va accélérer la décision de la NASA de remiser au plus vite sa flotte de 3 navettes. La configuration de la Station est une nouvelle fois modifiée de façon à intégrer les laboratoires scientifiques européens (Columbus) et japonais (Kibo) rapidement après le retour en vol des navettes.

Les opérations reprennent en juillet 2005. Le coût de la Station est maintenant évalué à quelque 100 milliards de dollars.

En 2006, la NASA teste et valide une technique pour réparer en orbite des tuiles de la protection thermique de la navette afin que le drame de Colombus ne se reproduise pas.

En 2007, l'installation du nœud de jonction numéro 2 (Harmony) ouvre la voie à une nouvelle étape de la construction de la Station. En effet, jusqu'à cette date, seuls des modules russes et américains ont été installés.

En 2008, la NASA intègre à la Station les laboratoires scientifiques du Japon (Kibo) et de l'Europe (Columbus) qui sont tous les 2 amarrés à Harmony. Columbus est un des 3 éléments majeurs de la contribution de l'Europe au projet. Les 2 autres sont le véhicule de transfert automatique (ATV) et le bras robotisé ERA qui sera lancé par un Proton russe en 2011.

L'installation des 3 modules de Kibo a nécessité 3 vols de navettes. Deux en 2008 et un en 2009.

En 2009, le dernier segment de la grande poutre a été installé, 9 ans après le lancement des premiers segments. Cette structure est la pièce maîtresse de la Station spatiale autour de laquelle tout est installé. Elle supporte les modules, les ports d'amarrages, le système d'entretien mobile, les panneaux solaires et quelques plates-formes externes. Initialement elle devait comporter 13 segments. Mais, la révision à la baisse du projet en 2002 a conduit à la suppression des segments bâbord (P2) et tribord (S2).


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