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11.07.05 Deep Impact, les premiers résultats scientifiques
 
1 semaine après le succès de la mission Deep Impact, les premiers résultats significatifs tombent et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils sont surprenants. Toutefois, les révélations les plus significatives ne sont pas attendues avant plusieurs semaines et ce en raison d'un nombre important de données à traiter, mais surtout les scientifiques sont convaincus que la partie de la comète mise à nu par la formation du cratère va être sujette à quelques sursauts d'activité.

Des dizaines de tonnes de matière ont été dispersées dans la coma et l'on sait que du matériel primitif a été éjecté dans l'espace. Le cratère formé par l'impact n'a pas encore été mesuré. Les scientifiques analysent toujours les données initiales et plus de 4500 images de l'évènement pour déterminer sa largeur et sa profondeur. L'impacteur à frapper la surface de la comète à la vitesse de 37.000 km/heure sous un angle de 25 degrés. Les modèles laissent à penser la formation d'un cratère de 50 à 250 mètres.

Il y a une cinquantaine d'années, l'astronome Fred Whipple a développé un modèle des noyaux cométaires les qualifiant de 'boules de neige' gelées et sales. A l'époque, il pensait que la grande majorité des comètes étaient composées essentiellement de glace mélangée à de la poussière et de la roche. Aujourd'hui, les astronomes préfèrent une autre image pour qualifier les comètes. Ils parlent plus volontiers de grosses balles sales et glacées, reflétant ainsi mieux la réalité, les comètes étant, on en est pratiquement certain, composées de bien de poussière et moins de glace qu'initialement pensé.

On aura une idée bien plus précise de ce que sont ces objets d'ici quelques mois après l'analyse et le recoupement des données acquises tant par les observatoires terrestres que par les télescopes spatiaux.

Les scientifiques sont satisfaits de la mission même si leurs premières observations les laissent perplexes. Par exemple, les quantités d'eau mesurées après l'impact ne sont pas aussi importantes qu'initialement escompté et l'on ait pas encore observé de gaz primordiaux. Plusieurs semaines d'observations continues s'avèrent nécessaires. Mais, il y a des données qui ravissent d'autres chercheurs, comme ceux qui pour la première fois voient comment la matière libérée au moment de l'impact se disperse autour de la comète. Des informations importantes, mais surtout inédites sur les interactions entre le vent solaire et l'atmosphère/coma des comètes sont déjà acquises.

Quant à Deep Impact, il poursuit sa route et s'éloigne inexorablement de Tempel-1. Quelques jours après l'impact, il se situait déjà à 3 millions de km de la comète. Un check-up complet de l'engin confirme le fonctionnement nominal des charges utiles et techniques. Bonne route Deep Impact et merci.


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  9P/Tempel-1

67 secondes après l'impact
Crédits NASA / JPL-Caltech / UMD


   
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