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05.01.05 Lunar Reconnaissance Orbiter
 
La NASA a sélectionné six instruments qui équiperont la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter première mission lunaire du programme d'exploration lunaire qui s'inscrit dans la nouvelle stratégie d'exploration de l'espace de la NASA.

Le profil de mission de Lunar Reconnaissance Orbiter n'est pas complètement défini mais le lancement est prévu à l'automne 2008. Les objectifs sont toutefois bien plus clairs. La mission doit explorer certaines idées induites par la nouvelle stratégie d'exploration de l'espace de la NASA et défricher le terrain pour les missions robotiques qui lui succèderont, objectifs essentiels pour la décision de points clés dans la conquête de la Lune.

Parmi les objectifs prioritaires, on citera :


- La caractérisation des radiations provenant de l'espace lointain reçues en orbite lunaire.
- Topographie globale géodésique Cartographie à haute résolution de la répartition de l'hydrogène.
- Carte des températures des régions polaires restant dans l'ombre.
- Identification et localisation des possibles dépôts de glace dans ces mêmes régions polaires.
- Evaluation et cartographie à petite et grande échelle des futures zones d'atterrissage.
- Caractérisation de l'éclairement des régions polaires.

Les instruments sélectionnés par la NASA s'inspirent en partie de l'expérience et des avancées en matière de programme de télédétection de la Terre et de Mars. Les mesures attendues de ces instruments éprouvés seront sans commune mesure avec tout ce qui a été fait précédemment.

La sonde doit fonctionner au moins une année, voire 2, en orbite autour des pôles de la Lune orientée vers le nadir, mais pouvant être légèrement déviée. Une orbite polaire la plus basse possible (de 30 à 60 km d'altitude) est recommandée par de nombreux scientifiques. La NASA étudie également la possibilité de stationner la sonde sur une orbite polaire dite de parking. Le survol des pôles n'est pas anodin. Des traces de glace et d'hydrogène ont semble-t-il été détectées. La sonde devra déterminer la source de ces éléments mais aussi cartographier la Lune et fournir des renseignements sur de probables sites d'atterrissages. Pour cela, LRO embarquera une charge utile de 100 kg.

LRO doit obtenir des mesures nécessaires pour caractériser de futurs emplacements d'atterrissages pour des missions robotiques et habitées. Elle identifiera également les ressources et les aspects potentiels de l'environnement lunaire sur base du rayonnement concernant des réponses biologiques humaines.


 
05.01.05 Lunar Reconnaissance Orbiter
Les six instruments sélectionnés
 
Lunar Orbiter Laser Altimeter (LOLA)
Lola tracera des cartes globales de la topographie de la surface de la lune à haute résolution et notamment les sites d'atterrissages potentiels pour des missions robotiques et habitées. L'instrument sera également utilisé pour rechercher des traces de glace d'eau dans les régions constamment ombragées des pôles lunaires.

Lunar Reconnaissance Orbiter Camera" (LROC)
Cet instrument sera capable d'acquérir des images très fines et de résoudre des dispositifs de très petite taille susceptibles de gêner un atterrissage mais également des images grand angle dans différentes longueurs d'ondes.

Lunar Exploration Neutron Detector" (LEND)
Mesure du flux des neutrons afin de mettre en évidence l'existence de glace d'eau.

Diviner Lunar Radiometer Experiment
Mesure de la température de surface (bandes de 300 m) de façon à identifier des gisements potentiels de glace.

Lyman-Alpha Mapping Project" (LAMP)
Observation de la Lune dans l'ultraviolet lointain de façon à fournir des images permanentes des régions ombragées des pôles lunaires.

Cosmic Ray Telescope for the Effects of Radiation" (CRaTER)
CRaTER étudiera l'effet des rayons cosmiques sur des matières plastiques simulant les tissus organiques afin d'établir un modèle de réponse biologique face aux radiations en provenance de l'espace profond.


 
05.01.05 Lunar Reconnaissance Orbiter
Science de la vie
 
Afin de préparer au mieux le débarquement d'homme à la surface de la Lune, de celle de Mars pour de longues périodes et de séjour prolongé dans l'espace, la NASA va vraisemblablement installer sur la sonde une charge utile destinée à des études génétiques. Bien que de nombreuses expériences ont été effectuées en orbite basse et notamment à l'intérieur des stations Mir et ISS, nous ne savons que très peu de choses sur les effets du rayonnement spatial sur l'organisme humain, surtout lorsque nous serons sur ces deux corps dépourvus d'atmosphère protectrice comme celle de la Terre. Il important d'augmenter nos connaissances dans ce domaine. Le rayonnement produit des dommages oxydants et nous avons besoin de nouvelles technologies pour mesurer ces dommages. La pesanteur peut également influencer la configuration à trois dimensions dans la croissance et le développement.

Des scientifiques recommandent à la NASA d'utiliser les vers C. Elegans et de la levure Caenorhabditis en tant qu'organismes expérimentaux, avec l'introduction d'un gène humain. Dans le monde, des milliers de chercheurs travaillent avec C. Elegans, prototype actuel des organismes "modèles". En effet, il présente pour l'essentiel les mêmes mécanismes génétiques, moléculaires et biochimiques que l'ensemble des espèces du monde animal, dont l'homme ; c'est un organisme très simple avec un nombre de cellules limité. On peut suivre parfaitement son développement et son évolution.

Une option d'expérience de longue durée opérée par LunaGene a aussi été préconisée, avec une charge utile de moins de 10 kg formant la mission Strawman (module ISGEN -In Situ Genomics on Satellites) de technologie préliminaire, incluant une expérience de réaction en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction - PCR) et des expériences avec observation macroscopique.


 
05.01.05 Lunar Reconnaissance Orbiter
Prometheus
 
Certains scientifiques préconisent d'équiper la sonde d'une propulsion nucléaire. Bien que le budget alloué au projet LRO ne sera pas extensible, la solution serait d'utiliser les avancées du programme Prometheus qui vise la mise au point de réacteurs nucléaires pour l'exploration et la propulsion spatiale et de s'attaquer aux défis des vols habités de longue durée à des fins pacifiques. Prometheus doit démontrer également que l'utilisation de tels réacteurs peut l'être sans risque autant pour l'équipage que l'environnement terrestre et spatial. La première application concrète de ce programme concerne la sonde Jimo, un projet d'exploration de trois des quatre lunes galiléennes glacées de Jupiter.

Selon la Mars Society, Prometheus est une étape positive qui va faire avancer les possibilités pour l'exploration humaine et la colonisation du système solaire et notamment de Mars.


   
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