Home page Astrium Techno-Science.net European Space Agency
   
   
  Home page / Page 2 / Page 3 / Page 4 / Page 5 / Page 6 / Page 7 /
Page 8 / Page 9 / Page 10 / Page 11 / Page 12 /
   
10.07.04 L'ESA et EADS ST vont signer le contrat portant sur la livraison des Véhicules de transfert automatique
 
Le 13 juillet 2004, l'ESA et EADS SPACE Transportation signeront un contrat d'une valeur de 1 milliard d'euros marquant le démarrage de l'exploitation initiale de la Station spatiale internationale par l'Europe. Ce contrat porte sur les activités d'exploitation initiales, notamment les préparatifs de l'exploitation du laboratoire européen Colombus de l'ESA destiné à la Station spatiale internationale, et la production de six véhicules de transfert automatiques multifonctions européens (ATV).

L'ESA construira au moins huit ATV et peut-être davantage en fonction de la durée de vie opérationnelle de la Station. Le projet associe 30 entreprises originaires de dix pays européens travaillant sous la maîtrise d'ouvre d'EADS Space transportation, qui supervise également les travaux de huit sociétés russes et américaines contribuant au développement du véhicule.

Le vaisseau ravitailleur ATV est, avec le laboratoire Columbus, l'élément le plus important de la contribution européenne au fonctionnement de la Station Spatiale Internationale. Son association avec le lanceur Ariane 5 offre à l'Europe son propre système de transport spatial pour rejoindre la Station et sa capacité d'assurer des missions de logistique. De plus, cette contribution couvre la part européenne des coûts liés aux opérations nécessaires à l'ensemble de la Station. Explication.

Tous les partenaires de la Station doivent contribuer à l'exploitation de la Station afin qu'elle demeure opérationnelle. Son exploitation comporte deux catégories d'opérations : en premier lieu, celles qui sont nécessaires aux éléments spécifiques de ces partenaires et, en second lieu, celles qui sont nécessaires à l'ensemble de la Station. Cette seconde catégorie regroupe les opérations communes à l'ensemble de la Station, comme le lancement et retour des équipages et des consommables, le Centre de contrôle de l'ISS, le Centre d'intégration des opérations, etc.. Au lieu que les partenaires versent leurs contributions au crédit d'un compte joint qui servirait à rémunérer les divers prestataires de service, il a été décidé que chaque partenaire s'efforce de fournir des services en nature jusqu'à la valeur correspondant à sa part. Les missions Ariane 5 / ATV couvrent la part européenne de ces coûts, qui se situent à environ 9 %.

Jules Verne, nom de baptême du premier ATV

Le premier ATV a été Baptisé du nom de l'écrivain français Jules Verne (1828 - 1905) dont les récits ont fasciné des millions de jeunes et inspiré de nombreux scientifiques et explorateurs. Son lancement est prévu au deuxième semestre 2005 à bord d'une fusée Ariane-5 qui décollera du port spatial de l'Europe à Kourou.

Le 9 avril, l'ESA a baptisé son premier Véhicule de transfert automatique (ATV). L'ATV est un véhicule logistique destiné au ravitaillement de la Station et à la remontée périodique de son orbite. Il sera lancé par une Ariane 5 équipé de l'étage à propergols stockables (EPS) et restera amarré à la Station pendant six mois au maximum. En fin de mission, l'équipage de la Station pourra le remplir de tout ce qui est à mettre au rebut et l'ATV entreprendra alors un vol automatique de rentrée atmosphérique au cours duquel il se consumera.

L'Automated Transfert Vehicle

L'ATV est un véhicule d'une masse au lancement de près de 21 tonnes (11 tonnes à vide). Il mesure 10,3 m pour un diamètre de 4,5 m et offre une envergure de 22 m avec ses panneaux solaires déployés. Il est constitué de deux modules principaux : un module de service dit 'spacecraft' et un module de fret dit 'cargo carrier'. Son module pressurisé offre un volume de 22 mètres cube dont 16 sont disponibles pour le fret, ses réservoirs de propulsion contiennent 7 tonnes d'ergols. Les missions de l'ATV

L'ATV apportera du fret à la Station spatiale internationale sous plusieurs formes :

- jusqu'à 100 kg d'air, ou un mélange d'oxygène et d'azote, transporté dans des réservoirs haute pression et destiné à renouveler l'atmosphère de la Station
- jusqu'à 840 kg d'eau potable, destinée à l'équipage
- jusqu'à 840 kg d'ergols pour le système propulsif de la Station. Ces ergols, différents de ceux de l'ATV, sont transportés et transférés à la Station grâce à un système spécifique
- jusqu à 5500 kg de charge utile, sous la forme de sacs, de tiroirs ou de racks, transportés dans un environnement pressurisé permettant leur déchargement par l'équipage.

Lors de chaque vol, l'ATV emporte une combinaison de l'ensemble des frets décrits ci-dessus, déterminée par les besoins opérationnels de l'ISS et par sa propre capacité d'emport. Elle est aujourd'hui de plus de sept tonnes.

Ariane 5, le lanceur de l'ATV

C'est une Ariane 5 équipée de l'ECB, un étage supérieur cryotechnique réallumable, qui lancera le véhicule de transfert automatique dès le second vol ATV.

Trois minutes environ après le décollage, la coiffe est éjectée, puis sept minutes plus tard, l'étage principal cryotechnique (EPC) est séparé de l'EPS et de l'ATV. Par deux phases de poussée, séparées par une phase balistique de 45 minutes, l'EPS place l'ATV sur une orbite quasi-circulaire, à 300 km d'altitude. Environ 70 mn après le décollage, l'ATV, dont les systèmes bord ont été activés, est séparé de l'EPS grâce à un système de sangle. Dès sa séparation de l'étage supérieur d'Ariane 5, l'ATV s'oriente vers le Soleil et déploie ses panneaux solaires et son antenne de communication avec la Station. Les opérations jusqu'à l'amarrage peuvent durer 3 jours.

top

La mission type de l'ATV résumée en images
Crédits ESA / D. Ducros
09.07.04 Une passerelle vers le futur
top
Pour l’humanité, l’exploration et l’utilisation de l’espace constituent une aventure d’une importance sans égale. L’équipe « concepts de pointe » (ACT), implantée au Centre européen de technologie spatiale (ESTEC) de l’ESA, est chargée de rechercher des solutions innovantes qui permettent à l’ESA de poursuivre ses propres activités d’exploration et d’utilisation de l’espace.

Lire le communiqué de l'ESA
08.07.04 Le moteur principal de Vega testé
top
Un modèle réduit du moteur P80 qui équipera le premier étage du futur petit lanceur Vega subit actuellement une série de tests qui vise à mesurer la quantité de décibels émis lors de sa mise à feu. Ces essais sont nécessaires pour s'assurer que le bruit à l'intérieur du lanceur au moment du décollage n'excède pas les 142 décibels. Si ce niveau est atteint et dépassé, les vibrations provoquées par le bruit du moteur pourraient endommager les composants du lanceur et la charge utile, située sous la coiffe de Vega.

Ces essais sont menés par Avio (Italie) le contractant principal du moteur. Ses ingénieurs vont se servir de ses résultats pour essayer de limiter le bruit généré au moment du décollage à des niveaux acceptables. Pour cela, les ingénieurs vont pourvoir agir sur plusieurs paramètres :

- Placement de la table de lancement au-dessus de deux conduits comportant un déflecteur de jet en leur centre, afin de disperser les gaz dégagés lors du décollage et prévenir le reflux.
- Placer des couvercles sur les conduits.
- Déverser de l'eau sur la table de lancement.
- Placer une protection acoustique à l'intérieur du carénage.

A l'issue de l'analyse de ces essais, une décision est attendue fin juillet 2004 concernant la configuration définitive du pas de tir de Vega.

+ d'info sur le lanceur Vega (flashespace)
08.07.04 Le miroir du télescope spatial Herschel usiné
top
Le miroir principal du futur observatoire spatial Herschel de l'ESA prend forme. Il s'agit du plus gros miroir monolithique jamais réalisé pour une application spatiale. Il se compose de 12 pétales, assemblés en janvier 2004 et récemment usiné.

Cette opération a permis d'éliminer les nombreux raidisseurs qui ont facilité l'ajustement des 12 pétales entre eux de sorte que l'épaisseur du miroir ne dépasse pas les 3 millimètres. Pendant cette opération, la masse du miroir a été ramenée de 720 kg à 240 kg.

Le miroir a ensuite été inspecté de façon très minutieuse. Les joints entre les pétales ont été auscultés par ultrasons et n'ont révélé aucun défaut de structure. Le miroir a ensuite été soumis à des tests de vibration et mécaniques qui ont anticipé et simulé les contraintes d'un lancement.

Le miroir vient d'être expédié en Finlande, où il sera poli avant d'être expédié à l'observatoire espagnol de Calar-Alto, près d'Almeria, où il sera recouvert d'une couche d'aluminium de 350 nm qui lui confèrera son pouvoir réfléchissant.

Note

Au départ d'un usinage de surface effectué avec une tolérance d'erreur de 170 µm RMS, le processus de polissage affine le réflecteur parabolique avec une précision portée à 1,5 µm RMS et une rugosité de surface de 30 nm maximum. L'exactitude de la surface des miroirs primaire et secondaire sera telle que l'instrument complet garantira une erreur maximale du front d'ondes inférieure à 6 µm RMS.

Herschel

Herschel est le successeur de l'observatoire spatial ISO (1995 - 1998). Il sera lancé en 2007 par Ariane 5 en compagnie d'un autre observatoire de l'ESA, le satellite Planck, destiné à étudier le "bruit de fond" cosmique. Il fonctionnera dans l'infrarouge lointain et le submillimétrique et étudiera notamment le milieu interstellaire, la formation et l'évolution des étoiles, et la composition des comètes.
06.07.04 Une abondance de comètes et d'astéroïdes autour de Tau Ceti
top
Située à seulement 12 années-lumière de nous dans la constellation de la Baleine, Tau Ceti est sensiblement du même âge que notre Soleil. Un disque de poussière gravite autour de l'astre, mais les scientifiques ignorent si des planètes y gravitent.

Elle fait aussi partie des mille étoiles sélectionnées par le SETI pour la recherche de signaux extraterrestres autour de soleils semblables au notre.

Or, de récentes observations submillimétriques du disque entourant Tau Ceti rendent peu probable l'existence ou l'émergence d'une forme de vie. Ces observations ont montré que le disque abritait dix fois plus de comètes et d'astéroïdes qu'en contient notre propre Système Solaire. Ce foisonnement de bolides doit engendrer de titanesques collisions de sorte que si des planètes existent, la probabilité de voir une forme de vie apparaître et persister est quasiment nulle ou réduirait à néant toute possibilité d'évolution d'une quelconque forme biologique.

Cette découverte va certainement amener les scientifiques à repenser leur stratégie de recherche des civilisations en dehors du Système Solaire en ne prenant pas en compte la seule similitude de l'étoile au Soleil comme seul paramètre pour espérer détecter une forme de vie.
02.07.04 La NASA s'intéresse aux concepts de bases mobiles lunaires
 
La NASA qui veut débarquer de nouveau à la surface de la Lune pour s'installer durablement étudie plusieurs concepts de bases lunaires, dont celui d'une installation mobile imaginée par Marc Cohen, un scientifique du Centre Ames (NASA).

Selon le chercheur, l'utilisation de ces bases renforcerait la sécurité des équipages et augmenterait les possibilités de faire de la science. Ces bases seraient équipées de roues ou de jambes articulées. Elles seraient capable de parcourir de vastes étendues, en se déplaçant les unes derrières les autres ou en remorque.

Bien que l'installation d'une base fixe présente certains attraits, notamment logistique. - Il est ainsi aisé de l'agrandir, en ajoutant tour autour des structures plus petites dédiées à la science et au confort des personnels. A plus long terme, de telles structures seront nécessaires si l'on souhaite exploiter les ressources naturelles de la Lune -, plusieurs risques ont été identifiés.

D'une part que l'intérêt scientifique du site d'atterrissage et de son sous-sol décroisse rapidement, d'autre part, que les déplacements autour de la zone d'atterrissage soient limités dans le temps. De plus, en raison d'évidentes mesures de sécurité, il n'est plus question de faire atterrir une autre structure d'importance à moins de quelques km de distance. Les éjectas de l'atterrissage peuvent endommager les installations existantes et l'on court le risque d'un problème au moment de la phase d'atterrissage. Un engin pouvant s'écraser et détruire ou endommager les installations.

top
Crédits NASA / Marc Cohen
01.07.04 Plusieurs générations d'étoiles dans N11B
 
La dernière image du Télescope spatial Hubble rendue publique par l'ESA et la NASA montre N11B, une région du Grand Nuage de Magellan, une petite galaxie voisine de la Voie Lactée et distante de seulement 160.000 années-lumière. N11B est une sous-région, à l'intérieur d'une autre région de formation d'étoiles beaucoup plus grande, nommée N11. N11 est classée deuxième par ordre d'importance dans le Grand Nuage de Magellan. Elle est seulement dépassée en taille et activité par la "Reine des pouponnières d'étoiles", la nébuleuse de la Tarentule (ou 30 Doradus).

L'image est intéressante à plus d'un titre. A l'intérieur de ce panorama, on peut voir plusieurs générations d'étoiles, un spectacle quasiment parfait de la séquence de leur formation. La 'scène' débute avec l'amas de vieilles étoiles massives, à gauche de l'image. Il s'agit des astres les plus massifs connus n'importe où dans l'Univers. Les étoiles de cet amas sont à l'origine de celles récemment formées qui apparaissent sous la forme de petits points bleus et blancs répartis à l'intérieur du nuage de poussière et de gaz.

Le processus de formation de ces étoiles peut être expliqué brièvement. La région qui entoure l'amas est pauvre en gaz, car ces étoiles de par le vent et leur rayonnement ont expulsé ces matériaux au loin. Ces gaz ont par la suite heurté et comprimé les nuages denses de poussière et de gaz environnant. Sous l'effet de leur propre gravité, ces nuages ont alors commencé à former de nouvelles étoiles.

Enfin, on aperçoit à droite de l'image plusieurs petits nuages foncés, ou globules, de poussière aux formes plutôt singulières qui fabriquent également de nouvelles étoiles.

top

Crédits
NASA / ESA & Hubble Heritage Team (AURA/STScI / HEIC
30.06.04 Echec de la mise à poste de Telstar 18
top
Une fusée Zenit 3SL de Sea Launch a raté sa mission en éjectant sur une mauvaise orbite, le satellite de télécommunications Telstar 18 construit par la firme américaine Space Systems/Loral.

Le problème est survenu plusieurs minutes après le décollage de la fusée, lorsque le moteur de son étage supérieur s'est éteint prématurément, de sorte que le satcom a été injecté sur une orbite de transfert géostationnaire beaucoup plus basse que prévu. L'apogée atteinte est de seulement 21.000 km pour 36.000 km visés.

Toutefois, Telstar 18 devrait être capable de rejoindre sa position orbitale définitive en mettant à contribution ses propres moteurs. Mais cette manœuvre consommera une part importante du carburant embarqué, nécessaire au repositionnement du satellite tout au long de son activité opérationnelle. Cette consommation imprévue hypothéquera sérieusement la durée de son exploitation commerciale.

La Zenit 3SL utilise un étage supérieur de type Energia Block DM-SL, semblable à celui déjà utilisé à plusieurs reprises lors de lancements de fusées Proton. Le Block DM a souffert de plusieurs échecs ces dernières années, y compris en novembre 2002 lorsqu'il a malencontreusement placé un satellite de communications sur une orbite basse, le rendant inutilisable.

La fusée Zenit au décollage depuis sa plate-forme de lancement ce mardi 29 juin 2004 à 03h59 TU.
30.06.04 Nouveau succès pour le lanceur Dnepr
top
Une fusée russo-ukrainienne Dnepr a lancé avec succès huit microsatellites dont Demeter, un satellite EOS du CNES et trois satellites saoudiens. Il s'agit de deux satellites de télécommunications et de navigation (SaudiComsat-1 et SaudiComsat-2) et de SaudiSat 2, un satellite expérimental qui sera utilisé à des fins topographiques et cartographiques. Ces nouveaux satellites ont été conçus et construits à l'Institut d'études spatiales du Centre de la science et des technologies de Riyad (Arabie Saoudite).

La fusée s'est élancée depuis le cosmodrome de Baïkonour ce mardi 29 juin à 07h30 TU.

Demeter

Le satellite scientifique Demeter (Detection of Electro Magnetic Emissions Transmitted from Earthquake Regions) a pour objectif de détecter et mesurer dans l'ionosphère les perturbations électromagnétiques associées aux tremblements de terre, éruptions volcaniques ou raz-de-marée. Il évoluera sur une orbite d'environ 710 km d'altitude et fonctionnera au moins une année.
28.06.04 Le cratère Endurance
 
Le rover Opportunity poursuit l'exploration du cratère Endurance et l'étude des roches les plus intéressantes comme cette portion de l'affleurement rocheux qui montre des strates rocheuses beaucoup plus épaisses, plus détaillées et plus anciennes que celles découvertes jusqu'ici par Opportunity et son jumeau Spirit. Rappelons qu'étudié en détail, l'affleurement rocheux du cratère Eagle a révélé que son environnement était typique d'un endroit où il y a eu de l'eau par le passé. Celui d'Endurance, par son épaisseur et surtout sa profondeur, devrait se révéler complémentaire. Et c'est une nouvelle page dans la connaissance de la Planète rouge qui s'ouvre.

Cette mosaïque d'images en fausses couleurs montre des couches distinctes où chacune d'entre elles se différencie par des variations subtiles de couleurs et de texture et représente une époque précise dans l'histoire de Mars. Leur étude va apporter des informations importantes sur l'histoire de l'évolution de la planète Mars.

top


Crédits NASA / JPL / Cornell / USGS
25.06.04 Cassini-Huygens
Phoebe, les résultats scientifiques
top
L'analyse des données acquises par Cassini-Huygens lors du survol de Phoebe révèle un monde d'une grande complexité qui trouve son origine dans les régions reculées du Système Solaire, il y a environ quatre milliards d'années.

Les 11 instruments de la sonde qui ont parfaitement fonctionné ont fourni non seulement des images très fines, mais aussi des mesures radar et des données spectroscopiques qui sont à même de retracer l'histoire du satellite.

article complet + images
24.06.04 Deux caméras SDI
(Simultaneous Differential Imager)
top
Les deux imageurs SDI vont être utilisés pour la recherche de planètes extrasolaires autour d'étoiles proches du Soleil et obtenir des 'images' de ces mondes. Ces imageurs permettent d'obtenir des images précises en filtrant la lumière provenant de quatre images identiques d'un même objet, obtenues dans quatre bandes spectrales voisines et sont 100 fois plus sensibles que tous les détecteurs en service (ou les détecteurs opérationnels).

Ils seront également utilisés pour rechercher des planètes extrasolaires dans des régions où les scientifiques n'avaient pas pour habitude d'observer et susceptibles d'abriter des géantes gazeuses. Un des principaux objectifs étant la détection d'une exoplanète similaire à la Terre, ou du moins un monde tellurique.

SDI northern sera installé au foyer du télescope de 6,5 UA/Smithsonian, MMT du Mont Hopkins et SDI southern fonctionne déjà Il s'agit de l'imageur du système d'optique adaptative NACO installé au foyer du télescope de Yepun de l'ESO (VLT, 8.2m).

Lors de la première utilisation de l'imageur, les scientifiques ont découvert Epsilon Indi Bb, un objet de 27 fois la masse de Jupiter et situé à seulement 12 années-lumière de la Terre. Trop massif pour être une planète, il s'agit en fait d'une naine brune. Astres trop petits pour briller comme une étoile standard mais beaucoup trop grande pour être considérés comme des planètes.

Enfin, nous devons à SDI southern, adapté sur le NACO du télescope de 8,2 Yepun (VLT) les vues les plus détaillées de Titan et une carte de la réflectivité des structures de sa surface à une longueur d'onde unique.

SDI northern sera utilisé pour observer une centaine de jeunes étoiles de l'hémisphère nord et proche de la Terre. Les scientifiques vont tenter de découvrir des planètes aussi petites que 3 fois la masse de Jupiter et distantes de leur étoile de 5 unités astronomiques ce qui correspond à la distance entre Jupiter et le Soleil.

NACO
Système d'optique adaptative corrigeant en temps réel la turbulence causée par l'atmosphère terrestre
24.06.04 Atlas V ou Delta IV, l'US Air force va devoir choisir
top
Aujourd'hui, deux fusées font partie du programme de véhicule de lancement non récupérable évolué (EELV) de l'Armée de l'Air des Etats-Unis. Il s'agit de l'Atlas 5 de Lockheed Martin et de la Delta IV de Boeing.

Or, un récent rapport tend à démontrer la moins-values financières pour l'US Air Force de posséder deux lanceurs, aux performances similaires, dans son arsenal. En raison d'un marché des lancements commerciaux atone, l'Armée de l'Air a été contrainte de soutenir financièrement la production de ces deux vecteurs.

Toutefois, de hauts responsables militaires continuent à penser que les deux véhicules sont nécessaires, afin de garantir l'accès à l'espace. Mais l'armée n'étant pas soumise aux contraintes sévères imposées par la loi du commerce, cet avis ne recueille pas l'unanimité parmi les exploitants des lanceurs de satellites, pour lesquels une certaine rentabilité s'avère indispensable. Or, produire deux lanceurs de caractéristiques sensiblement identiques en augmente sensiblement le coût unitaire.

Une décision est attendue vers la fin de l'année 2004.
23.06.04 Mise à jour de CCSM, un modèle de prédiction du climat terrestre
top
Le centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR, National Center for Atmospheric Research) met à la disposition de la communauté scientifique et de ses utilisateurs la dernière mise à jour de son modèle théorique de prédiction du climat terrestre et des changements attendus ces prochaines décennies, susceptibles d'affecter notre mode de vie.

CCSM3, c'est son nom pour Community Climate System Model, est un outil informatique extraordinairement sophistiqué destiné à modéliser le climat sur la base des courants aériens et de la circulation générale, permettant d'inclure les effets des éruptions volcaniques sur la température et leurs effets sur la fonte des glaces combinée à la lumière solaire absorbée par les océans.
Il est si complexe qu'il exige environ 3 trillons de calculs pour simuler une seule journée à l'échelle du globe.

D'emblée, il projette une élévation globale des températures terrestres de l'ordre de 2,6 degrés Celsius. C'est sensiblement plus élevé que ce que prévoyait CCSM2 (2 degrés Celsius). Cette augmentation sensible de la température s'explique en grande partie par les fortes quantités d'anhydride carbonique que nous émettons dans l'atmosphère. Il s'agit d'un gaz à effet de serre produit par nos voitures, nos centrales thermique et beaucoup d'autres sources. Considérant l'accroissement de confort exigé par notre mode de vie actuel, il est évident que sa concentration dans l'environnement n'est pas près de décroître…

Ce modèle renforce également notre capacité à simuler l'atmosphère et les processus océaniques et terrestres qui l'affectent. Toutefois, il ne parvient toujours pas à bien appréhender l'impact sur le climat de la couverture nuageuse ou de la fonte des glaces des pôles

Enfin, en plus de simuler les températures attendues ces prochaines décennies, CCSM3 peut être utilisé par les scientifiques pour étudier les différents types de climat qui ont affecté la Terre dans son histoire, et notamment la dernière période glaciaire survenue il y a 21.000 ans. Au cours de tests, il a remarquablement reproduit le climat du siècle dernier. Les chercheurs pourront également l'utiliser pour mieux comprendre les processus chimiques et le cycle du carbone entre l'atmosphère, les océans et les terres émergées ainsi que l'impact de polluants sur le climat.

Note
La NCAR a développé son modèle en collaboration avec des chercheurs de plusieurs Universités et laboratoires américains, avec le soutien financier du gouvernement US, de la Fondation nationale pour la science (NSF), de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) et de la NASA.
23.06.04 Espace Russe
Une probable augmentation du tarif des vols touristiques dans l'espace
top
Après la réussite du vol suborbital de SpaceShipOne de Scaled Composites, l'Agence spatiale russe (FKA) annonce que le prix de base de vingt millions de dollars pour un vol touristique dans l'espace pourrait être relevé. La FKA n'a fourni aucune explication sur les raisons de cette probable augmentation.

A la différence d'un vol orbital de quelques minutes en apesanteur, la Russie propose une véritable mission spatiale d'une dizaine de jours dont 8 jours à bord de la Station spatiale internationale. Ces missions requièrent une condition physique excellente et une préparation au stress dû au séjour dans l'espace.

Les candidats sont donc contraints de s'entraîner plusieurs semaines à la Cité des Etoiles près de Moscou, avant leur départ et de satisfaire à un suivi médical continu, avant et après la mission. Ils sont également tenus de suivre des formations basiques sur le fonctionnement de la capsule Soyouz. L'anglais courant est exigé ainsi que des notions de russe.

Aujourd'hui, seules deux personnes ont séjourné à bord de la Station spatiale internationale. Dennis Tito, le premier touriste spatial de l'histoire a pris place à bord du Soyouz TM-32 en avril 2001. Il est redescendu à Terre avec l'équipage d'Expedition 3. Enfin, le sud-africain Marc Shuttleworth rejoignait l'ISS en avril 2002 à bord de Soyouz TM-34 (mission Marco Polo, à laquelle participait aussi l'astronaute italien de l'ESA Roberto Vittori) avant de revenir à terre, une semaine plus tard, à bord du Soyouz TM-33 et de l'équipage d'Expedition 5.
23.06.04 Le Royaume-Uni développe plusieurs instruments scientifiques
top
Les Centres Britanniques de technologie et d'astronomie (ATC) et de recherche en physique des particules et en astronomie (PPARC) sont impliqués dans le développement et la construction d'une nouvelle génération d'instruments scientifiques d'observation du ciel. Ils participent également dans plusieurs projets d'envergure d'observatoires terrestres.

SCUBA 2

Il s'agit d'une caméra destinée à équiper le télescope James Clerk Maxwell (Hawaii) en 2006. Elle fonctionnera 1000 fois plus rapidement que son prédécesseur SCUBA 1 (actuellement en service). Elle sera équipée du premier capteur CCD de grande taille à cette longueur d'onde, comprenant pas moins de 8 matrices de 1280 pixels chacune, alors que SCUBA 1 ne comportait au total que 1128 pixels.

SCUBA 2 sera particulièrement performante pour l'observation des régions de l'Univers les plus froides et les plus poussiéreuses. Elle sera également utilisée pour mieux comprendre les processus liés à la formation des planètes et des galaxies.

Gravitational Wave detectors

Le PPARC et l'ATC réalisent également à la mise au point de détecteurs gravitationnels pour le grand interféromètre, ou antenne gravitationnelle GEO, un projet germano-britannique. Les deux centres travaillent également sur la mission LISA de l'Agence spatiale européenne. Il s'agira alors du premier observatoire mondial d'astronomie conçu pour l'étude des ondes gravitationnelles.

MIRI (Mid Infrared Instrument)

MIRI est un instrument fonctionnant dans l'infrarouge. Il doit équiper le télescope spatial James Webb, ou NGST, le successeur du vieillissant Hubble, dont le lancement n'est pas prévu avant la décennie prochaine. Il fonctionnera dans une longueur d'onde difficile à observer depuis la Terre. Cet instrument a été conçu pour observer les premiers épisodes de la formation des étoiles et des galaxies et clarifier les processus de formation des étoiles et des planètes. Il sera également utilisé pour découvrir de nouvelles planètes susceptibles d'offrir un cadre à l'avènement de la vie.

Enfin, le Royaume-Uni est impliqué dans plusieurs projets d'envergure comme la mise au point du télescope de 100 m OWL (OverWhelmingly Large telescope). Il s'agit d'un projet pensé et conduit par l'ESO afin d'élaborer l'après-VLT.
21.06.04 Le retour en vol des navettes fixé à mars 2005
top
La NASA a de nouveau confirmé la date de mars 2005 pour le retour en vol de ses navettes, clouées au sol depuis la désintégration en vol de Columbia et la perte de son équipage en février 2003. Cette annonce intervient alors que certains dispositifs prévus pour réparer les navettes en orbite ne sont pas encore prêts. Toutefois, elle rassure son partenaire Russe dont les ressources financières ne sont pas extensibles. Rappelons que depuis l'arrêt de l'exploitation des navettes, les Etats-Unis ne disposent plus de moyen de transport spatial capable de rejoindre la Station spatiale internationale. Le transfert d'équipage est assuré par les seules capsules Soyouz alors que le ravitaillement en matériel technique et nourriture se fait par des vaisseaux cargo Progress.

Bien que les ingénieurs américains aient développé des kits de réparation pour colmater les petits trous dans les panneaux en carbone carbone renforcé utilisés pour protéger le bord d'attaque des navettes (les fameuses tuiles), ils n'ont toujours pas mis au point une technique pour colmater des trous aussi grands que celui qui a condamné la navette Columbia le 1er février 2003.

Enfin, le développement de l'Orbiter Boom Sensor System (OBSS), un système capable d'inspecter en orbite la protection thermique de la navette se trouvant sous son fuselage et d'aider les astronautes à la réparer s'avère beaucoup plus complexe que prévu. L'OBSS sera installé au bout du bras de la navette et fournira des images en 3-D de sa protection thermique. Notons également que les ingénieurs doivent aussi s'entendre sur le seuil auquel un dommage détecté est jugé tolérable ou nécessite une réparation en orbite.

Toutefois, les responsables du programme des navettes ont considéré que la mission STS-114 (Atlantis) pouvait être lancée même si ces outils n'étaient pas encore prêts au mois de mars 2005. Selon les plans de la NASA, une procédure de secours est d'ores déjà prévue pour l'éventualité où l'équipage de STS-114 découvrirait une avarie grave affectant la navette ou mettant sa propre sécurité en danger. Atlantis rejoindrait et s'amarrerait à la Station le temps qu'une décision soit prise après analyse de son problème. Le retour à Terre des astronautes serait alors assuré par la navette de la mission STS-300 qui décollerait sans aucune charge utile à bord. Pour cela, la navette de secours doit se tenir prête à rejoindre la Station spatiale internationale dans les 30 à 90 jours qui suivent le départ de la mission STS-114.

Le réservoir externe

La cause directe de la désintégration de Columbia est un débris de mousse isolante qui s'est détaché de son réservoir ventral pour percuter le bord d'attaque de l'aile en l'endommageant de façon irrémédiable. Bien qu'il soit impossible d'éviter la chute de débris sur la navette au moment du décollage (mousse isolante, glace), la NASA a pris plusieurs mesures afin d'en réduire la survenance.

La NASA installera des résistances électriques jouant le même rôle que l'isolant en évitant la formation de glace pouvant endommager la navette au décollage. Quant au réservoir externe, il fait l'objet de beaucoup d'améliorations :

- modification les attaches du bipied au réservoir en éliminant la mousse isolante et en installant des éléments chauffants dans le bipied
- installation d'une caméra de façon à filmer le dessous de la navette
- élimination des vides dans la structure du réservoir le long du joint entre la structure inter réservoirs et le réservoir d'hydrogène liquide
- empêcher l'accumulation de glace autour du sommet de la conduite d'oxygène liquide et d'autres parties froides du réservoir.
21.06.04 La problématique de l'origine de l'eau sur Terre
top
Qu'elle est l'origine de l'eau sur Terre ? L'eau se trouvait-t-elle emprisonnée dans les matériaux de construction de la planète puis a-t-elle rempli les océans en s'évacuant au fil des siècles de ces roches ? Ou bien a-t-elle été apportée par des comètes ou tout autre objet céleste qui, en tombant sur Terre, ont approvisionné nos océans ? Il est probable que oui.

Les comètes sont connues pour être de grands réservoirs de glace. Au début de la formation du Système Solaire, elles foisonnaient autour du Soleil et l'on sait qu'elles sont tombées sur Terre, à un taux très élevé, pendant plusieurs millions d'années.

Pour se faire une idée précise sur l'origine de l'eau qui recouvre le globe terrestre, les scientifiques attendent beaucoup de la mission Rosetta, lancée en mars 2004 vers la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko qu'elle doit rejoindre en 2014. Le petit lander Philae doit se poser à la surface du noyau pour l'étudier plusieurs semaines durant. Il analysera les gaz rencontrés et mesurera les proportions des isotopes d'éléments légers et sera donc capable de déterminer si les glaces cométaires et terrestres présentent les mêmes similitudes, ce que suggèrent déjà des observations au sol de la comète Linear.

La structure de l'eau se révèle beaucoup plus complexe qu'elle n'y parait. La molécule d'eau se compose de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. Toutefois, sa masse moléculaire peut varier en fonction de la valeur isotopique de ses constituants. Ces variations sont de précieux témoins car elles fournissent des indications sur l'origine de l'eau et sur son âge.

Cependant, si les comètes ne sont pas responsables de l'approvisionnement en eau des océans, les scientifiques vont devoir trouver une autre explication comme les processus liés au volcanisme actif qui ont affecté la jeune Terre plusieurs millions d'années ou aux météorites qui ont très bien pu contenir de la glace au début de la formation du Système Solaire, mais pas en aussi grande quantité que les comètes.

Enfin, si Ptolemy détecte des isotopes extrêmement différents, cela peut suggérer que les comètes, ou du moins 67P/Churyumov-Gerasimenko, ne se sont pas formées dans le Système Solaire. Il pourrait s'agir d'objets interstellaires capturés par la sphère de gravité du Soleil. Mais, là c'est une autre histoire…
18.06.04 Le rapport de la Commission Aldridge
top
Le président Edward Aldridge de la Commission Lune Mars et au-delà, mise en place par la Maison Blanche pour plancher sur l'ambitieux projet d'exploration spatiale de Georges W. Bush, rend public son rapport.

Ce rapport préconise qu'un retour sur la Lune, avant un probable voyage vers Mars ne pourra être atteint qu'en ouvrant la conquête spatiale au secteur privé et une réorganisation profonde de la NASA, qui devrait se concentrer sur les vols habités (exploration), tandis que le secteur privé prendrait un rôle leader dans les lancements de satellites et les vols robotisés. D'ores et déjà, les industriels du secteur spatial américain se félicitent de ces recommandations

Les recommandations du Rapport Aldridge

. L'exploration spatiale doit être managée comme une priorité nationale
. Le secteur privé US doit jouer un plus grand rôle
.Un principe d'approche "chacun suivant ses moyens" est déterminé.
. Réorganisation de la NASA et de son management
. Les Centres de la NASA devront être considérés comme "Federally Funded Research and Development Centers" (centres de recherche et développement fédéraux).
. Prospective et nouvelles technologies
. Commercialisation de l'espace
. Programme scientifique spécifique à l'attention des étudiants et des professeurs.
. Favoriser les découvertes scientifiques qui mènent à d'autres progrès scientifiques en cascade.

Téléchargez le rapport (an, pdf)
18.06.04 EADS-Astrium construira LISA Pathfinder
top
L'Agence spatiale européenne doit octroyer à la firme européenneEADS-Astrium le contrant portant sur le développement de LISA Pathfinder (Smart-2), un démonstrateur technologique qui s'inscrit dans le cadre du programme SMART (Small Mission for Advanced Research and Technology) de l'ESA. C'est l'établissement de Stevenage d'EADS-Astrium, au Royaume-Uni, qui construira ce démonstrateur pour un lancement prévu en 2007.

LISA Pathfinder est le précurseur technique de LISA, le premier observatoire mondial d'astronomie conçu pour l'étude des ondes gravitationnelles. Le lancement de la mission LISA proprement dite (à réaliser en coopération avec les Etats-Unis) est prévu en 2012, voire 2013 et doit fonctionner au moins 2 ans.

La mission consiste en une constellation de trois stations en orbite héliocentrique formant un triangle équilatéral de 5 millions de km de côté. Les trois stations sont reliées par des liens optiques (faisceaux laser dans l'infrarouge). La comparaison entre la fréquence du faisceau reçu et celle de l'oscillateur local porte la signature des perturbations produites par les ondes gravitationnelles.

Les ondes gravitationnelles sont prédites par la Théorie de la relativité générale d'Albert Einstein. Il s'agit d'une déformation de l'espace-temps se propageant à la vitesse de la lumière. Bien que nous soyons capables d'obtenir des preuves indirectes de leur existence, les scientifiques ne sont toujours pas parvenus à les détecter de façon directe.

Dans l'Univers, seuls des évènements cosmiques mettant en jeu des masses énormes et des vitesses très grandes pourraient produire des ondes gravitationnelles. La physique visée par LISA est principalement celle qui se déroule autour des trous noirs supermassifs abrités par la quasi-totalité des bulbes galactiques. On souhaite observer à travers les signaux gravitationnels les captures d'astres compacts, les chutes d'objets compacts, et même les coalescences entre deux trous noirs supermassifs. D'autres sources sont également capables de générer des ondes gravitationnelles comme les systèmes binaires composés de trou noir et d'étoile à neutron, la rotation des étoiles à neutrons.

LISA Pathfinder

LISA Pathfinder, est conçu pour éprouver et valider les technologies de pointe requises pour la mission LISA, une mission particulièrement complexe. LISA Pathfinder se composera d'un seul satellite emportant deux masses maintenues librement en apesanteur à l'intérieur du satellite ainsi qu'un système de mesure de distance par laser pour surveiller le mouvement des masses. Il embarquera également une charge utile fournie par la NASA.

Il sera équipé de petits propulseurs capables de générer des poussées très faibles et donc idéales pour les missions spatiales qui requièrent des trajectoires très précises. Le défi est de positionner le vaisseau spatial avec une précision de l'ordre du nanomètre (milliardième de mètre) par rapport aux masses, afin de démontrer qu'elles suivent des trajectoires purement inertielles, non perturbées par les forces externes.

EADS-Astrium, filiale d'EADS-Space

EADS-Astrium est le leader européen dans le domaine des satellites commerciaux et reconnu pour son savoir-faire et son expertise dans le domaine des missions scientifiques. Ce n'est pas le premier contrat que remporte la firme européenne pour le compte de l'ESA. Elle est partie prenante dans Rosetta (sonde cométaire à destination la comète Churyumov-Gerasimenko lancée en mars 2004), Mars Express (en orbite autour de la planète Mars) et Vénus Express dont le lancement est prévu en octobre 2005.
16.06.04 Le survol réussi de Phoebe (mise à jour)
top
Les données et les images acquises par Cassini-Huygens lors du survol réussi de Phoebe le 11 juin 2004 tendent à montrer un monde beaucoup plus complexe qu'on ne le pensait auparavant. A-t-il connu une phase de fusion ? Observe-t-on des traces de fusion interne sur sa surface ? Est-il recouvert de glace ? Pourquoi Phoebe se trouve-t-il sur une orbite aussi bizarre ? Quelle est sa nature, sa masse, sa composition ? Tant de questions …

article complet + images
12.06.04 La formation des galaxies
 
Des astrophysiciens de l'Université de Chicago ont résolu une situation embarrassante entre la théorie généralement admise de la formation des galaxies et sa contrepartie visuelle, c'est-à-dire ce que voient les astronomes dans leurs télescopes. Jusqu'à présent, le résultat de ces simulations montrait un Univers beaucoup plus sombre qu'il n'apparaît aujourd'hui. Kravtsov et son équipe ont simulé l'histoire de la formation d'un objet similaire à la Voie Lactée, de 540 millions d'années après le Big bang à aujourd'hui. Et l'expérience s'avère concluante, les résultats sont conformes aux observations visuelles.

Les scientifiques ont résolu le problème en comprenant mieux l'histoire et les processus de formation des galaxies naines. Certaines galaxies qui apparaissent peu massives aujourd'hui, l'ont été davantage dans le passé. Elles auraient collecté suffisamment de gaz pour générer des étoiles en grand nombre et devenir des galaxies standard. Après une période rapide de croissance, ces galaxies auraient été affectées par des effets de marée provoquées par de plus grandes galaxies et perdue la majeure partie de leur masse gazeuse.

Or, en règle générale, les astrophysiciens ont pensé que ces très petites galaxies devaient être supprimées de l'équation parce que le gaz requis pour générer de nouveaux astres était expulsé par les étoiles de la première génération quand elles éclataient en supernovae. Enfin, le rayonnement ultraviolet émis par les galaxies et les quasars qui commençaient à remplir l'Univers, il y a approximativement 12 milliards d'années, chauffait le gaz intergalactique de sorte que les galaxies naines ne pouvait plus s'approvisionner en gaz froids, nécessaires à la formation des étoiles.

top

Z= 9

Z= 5

Z= 1

Z= 0

Simulation de la formation d'un objet semblable à la Voie Lactée, de 540 millions d'années après le Big bang (redshift 9) à aujourd'hui (redshift 0).

A redshift 0 l'image montre la distribution de la matière noire et deux régions bien lumineuses qui correspondent à la Voie Lactée et à la galaxie d'Andromède. Les régions les moins lumineuses et plus petites représentent les petites galaxies du Groupe Local.
Crédits
National Center for Supercomputer Applications (NCSA, Université de Chicago) / Université d'Etat New Mexico
11.06.04 Un trou noir ou une étoile à neutrons dans la supernova 1986J
top
Des scientifiques ont découvert ce qui semble être un trou noir ou une étoile à neutrons au centre des restes d'une étoile massive récemment explosée en supernova. Si cette découverte devait être confirmée, elle validerait la théorie selon laquelle les supernovae donnent naissance à des trous noirs ou des étoiles à neutrons. En outre, l'objet né de l'explosion de l'étoile serait le plus jeune trou noir ou étoile à neutrons connu à ce jour.

La supernova fait l'objet d'une surveillance depuis sa découvert en 1986, dans la galaxie spirale NGC 891. Toutefois, il est probable que l'étoile ait explosé en 1983. De subtils changements dans l'émission radioélectrique de l'objet survenus en 1998 ont suggéré la présence d'un objet compact et très dense. Des observations en 2002 et 2003 ont vraisemblablement confirmé l'existence d'un trou noir ou d'une étoile à neutrons. Des observations supplémentaires sont d'ores et déjà prévues et devraient indiquer la véritable nature de l'objet en question.

En attendant, la supernova 1986J fournit des informations importantes sur les premières étapes dans la croissance d'objets très compacts et des processus qui mènent de l'explosion d'une supernova jusqu'à l'effondrement du noyau.
10.06.04 Cassini-Huygens s'apprête à survoler Phoebe
 
Le 16 juin prochain, une dernière correction de trajectoire doit permettre à Cassini-Huygens de se placer en orbite autour de la planète Saturne, le 30 juin 2004. Il s'agira de la première sonde à se satelliser autour de la géante aux anneaux.

Cette correction de trajectoire n'est pas anodine. Elle a été choisie avec minutie afin de permettre à l'engin spatial de survoler Phoebe, une lune très éloignée de Saturne mais d'un grand intérêt scientifique. Le satellite renfermerait des indices importants sur les débuts du Système Solaire. Le survol est prévu le 11 juin et il s'agira de la seule occasion d'étudier Phoebe tout au long de la mission Cassini en raison de son éloignement de Saturne (13 millions de km).

Phoebe a déjà été observé par le passé. Les sondes Voyager I et II l'ont survolé au début des années 80, mais à des distances beaucoup trop éloignées pour se faire une idée précise sur sa structure et sa composition. Alors que Cassini-Huygens croisera Phoebe à 2000 km de distance seulement, ses instruments seront dirigés vers la petite lune afin de fournir non seulement des images, mais aussi des mesurer radar et des données spectroscopiques.

Peut-être alors un coin de voile sera-t-il soulevé sur l'histoire de ce satellite. A-t-il connu une phase de fusion ? Observe-t-on des traces de fusion interne sur sa surface ? Est-il recouvert de glace ? Pourquoi Phoebe se trouve-t-il sur une orbite aussi bizarre ?

Phoebe

Découvert en 1898, Phoebe est une des lunes les plus éloignées de Saturne et accomplit une orbite complète autour de la planète en 18 mois environ. Il s'agit d'un petit corps sombre d'environ 220 km qui ne reflète que 6 % de la lumière solaire qu'il reçoit. Il est recouvert d'une couche de glace.

En raison de son orbite rétrograde par rapport aux grandes lunes internes de Saturne et de sa couleur, de nombreux scientifiques pensent que la petite lune a été capturée par la planète. Il s'agirait d'un objet échappé de la Ceinture de Kuiper et vraisemblablement similaire aux petits corps glacés qui la peuplent. Si Phoebe et bel bien l'une d'entre elles, alors il n'est pas exclu qu'il s'agisse de l'un de ces blocs de matière primordiaux, voire un planétésimal, à partir desquels se sont formés les planètes autour du Soleil.

Cassini-Huygens

Cassini-Huygens est un projet mené en commun entre la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale italienne. L'engin spatial qui poursuit son voyage entamé le 15 octobre 1997 vers Saturne doit dévoiler les grands secrets de Titan et explorer le système de Saturne. L'orbiteur américain Cassini doit se satelliser autour de Saturne en juin 2004 et étudier la planète, son magnifique système d'anneaux et ses satellites, dont Titan, durant au moins 4 ans.

Quant à la sonde européenne Huygens, elle rejoindra la surface de Titan en janvier 2005, larguée par Cassini qui retransmettra à la Terre les données émises par la sonde. Au sol, la durée de vie opérationnelle de Huygens sera fonction de l'endroit où elle se posera. Sur la terre ferme, elle sera plus longue que si la sonde atterrit sur une mer. De toutes façons, l'activité de la sonde sera extrêmement réduite. Elle n'excédera pas les 2 heures qu'autorisera la liaison avec Cassini. Les concepteurs de la mission l'estiment même entre 3 et 30 minutes.
09.06.04 Transit de Vénus
top
En France, le transit de Vénus devant le Soleil a pu être observé dans d'excellentes conditions, en raison d'une météorologie favorable. Bien que l'intérêt scientifique de l'évènement soit relativement faible aujourd'hui, quelques campagnes d'observations ont été menées.

Des mesures de distances ont été effectuées, mais plus dans une optique pédagogique que scientifique et à l'attention de jeunes étudiants et/ou d'un public éclairé. Toutefois, plusieurs techniciens en charge de télescopes ont profité de cette occasion pour comparer ces mesures de distances avec d'autres observatoires répartis autour du globe, d'où l'observation de Vénus était possible. Enfin, des observations de la composition de la haute atmosphère de Vénus ont été effectuées et l'observatoire solaire suédois de 1 m, situé à La Palma, a pris de remarquables clichés de l'atmosphère de la planète.

Mais au-delà de la stricte observation scientifique, le phénomène a retenu l'attention de foules de curieux passionnés, parfaitement conscients qu'aucun être humain actuellement vivant sur Terre n'avait été témoin du précédent transit, en 1882. Même si ce phénomène rarissime n'était pas aussi spectaculaire qu'une éclipse de Soleil, il permettait de se rendre compte du mouvement réel des planètes du système solaire, alors qu'habituellement nous n'en observons qu'une image figée sur fond de ciel étoilé.

Que ceux qui ont raté le spectacle se consolent : il se reproduira en 2012 avant de faire relâche jusqu'en… 2117.

 



L'image montre la planète Vénus passant devant la photosphère, la couche de gaz qui constitue la surface visible du Soleil.
Le contraste de la planète a été accentué pour mettre en évidence la fine couche atmosphérique (50 à 70 km) qui apparaît sous la forme d'un cercle orangé.

Crédit Institute for Solar Physics

07.06.04 L'atmosphère de Vénus
top
Timothy Brown, un scientifique américain du National Center for Atmospheric Research (NCAR), va profiter du transit de Vénus devant le Soleil pour étudier la composition chimique et les vents soufflant dans la haute atmosphère de la planète. Il s'agit là d'une occasion extrêmement rare d'obtenir des informations en quantité et suffisamment fiables sur les couches supérieures de l'atmosphère. Bien que la planète Venus a été survolée par plusieurs sondes, qui nous ont rapporté des clichés de sa surface et des mesures de toutes sortes, on ne connaît que très peu de chose sur cette région de l'atmosphère.

Au moment du passage de Vénus devant le Soleil, le scientifique utilisera un observatoire solaire situé aux Iles Canaries et son télescope de 70 cm équipé d'un spectrographe infrarouge, une longueur d'onde qui se prête bien à l'observation de l'atmosphère de la planète qui se compose presque entièrement d'anhydride carbonique, un gaz qui absorbe le rayonnement proche infrarouge.

Timothy Brown appliquera cette technique pour examiner des parties du spectre solaire qui sont fortement absorbées lorsqu'elles traversent l'atmosphère de Vénus entre 65 et 85 km, une région située au-dessus de la couche nuageuse de la planète. De sorte que chaque longueur d'onde absorbée renseignera le scientifique sur la présence d'un gaz spécifique.
07.06.04 REFLEX Survey
Rosat-ESO Flux-limited X-Ray
top
Les amas de galaxies sont les objets les plus grands gravitationnellement liés dans l'Univers ayant atteint un état d'équilibre. Ils se sont formés très tôt dans l'histoire inflationniste, dans les régions les plus denses, et apparaissent comme l'épine dorsale des structures à grande échelle de l'Univers, de la même façon que des phares dessinent les contours d'un littoral. Ils sont composés essentiellement de milliers de galaxies, de gaz très chauds et sont dominés par de la matière noire dont l'origine défie toujours les astronomes.

Leur étude s'avère importante pour extraire des informations sur cette matière noire à travers les forces gravitationnelles qu'elle engendre. Notons également que ces amas contiennent encore des informations sur l'effondrement initial de la perturbation de densité qui leur a donné naissance.

Afin de mieux comprendre l'histoire de la formation de cette population, des scientifiques ont décidé de cataloguer les plus massifs d'entre eux (Survey Reflex). Cette surveillance du ciel a consisté à en localiser les plus importants à l'aide de l'atlas du ciel X recensant plus de 15.000 sources fournies par le satellite allemand Rosat. Pourquoi dans le X, tout simplement parce que le gaz très chaud et optiquement mince qui compose ces amas, le milieu intra-amas (MIA), émet dans le domaine des rayons X, avec une température de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de degrés. Ensuite, les scientifiques ont identifié ces objets dans la lumière visible et déterminé leur distance, c'est-à-dire mesuré leur déplacement dans le rouge (redshift).

Ce sondage Reflex a pris 12 ans et son catalogue rassemble des informations sur près de 447 amas galactique de l'hémisphère austral. La moitié d'entre eux auront été découverts lors de ce sondage. A ne pas en douter, cette base de données va permettre d'en savoir un peu plus sur ses structures qui se rassemblent souvent dans d'immenses superamas qui peuvent s'étirer sur 100 millions d'années-lumière.
Ils sont les vestiges d'une période connue sous le nom d'inflationniste et correspondant à une phase d'expansion extrêmement rapide qu'aurait connue l'Univers une fraction de seconde après le Big Bang où des fluctuations minuscules de densité auraient fait gonfler l'Univers quasi instantanément d'un facteur énorme.

Rosat
Rosat est un satellite X allemand lancé en 1990 par une fusée américaine Delta II. Il embarquait un télescope X de 85 cm (de type Wolter I avec 5 paires de coquilles de miroir nichées les unes dans les autres) et d'une caméra sensible dans l'ultraviolet. Le satellite a fonctionné 8 ans et fourni un atlas complet du ciel X recensant plus de 15.000 sources. Il a également effectué de nombreuses découvertes.
04.06.04 La constellation Swarm sera lancée en 2009
top
L'Agence spatiale européenne a décidé de procéder au développement et au lancement en 2009 de Swarm, une mission d'étude du champ magnétique terrestre qui s'inscrit dans le cadre de son programme de missions dites "circonstancielles" d'exploration de la Terre.

L'objectif de la mission Swarm, qui comprendra trois satellites, est de procéder à l'étude la plus complète jamais entreprise du champ géomagnétique terrestre et de son évolution dans le temps. Elle permettra d'améliorer notre connaissance du système terrestre en apportant un nouvel éclairage sur l'évolution de son climat et les processus qui se déroulent à l'intérieur du globe.

Lire le com de press de l'ESA
02.06.04 La NASA travaille à sauver Hubble, suite
top
Devant le tollé provoqué par sa décision d'abandonner les missions de maintenance en direction du Télescope spatial Hubble, la NASA a décidé, en avril 2004, d'étudier plusieurs concepts de missions automatiques de désorbitation ou de maintenance, en vue de prolonger l'activité opérationnelle de l'observatoire spatial. (lire notre article du 28.04.04)

Aujourd'hui, l'agence semble faire marche arrière et lance un appel à proposition pour la conception d'une mission robotique de service et/ou de maintenance à destination de l'observatoire spatial, probablement vers la fin 2007. Les réponses à cet appel d'offres sont attendues au plus tard le 16 juillet 2004.

La NASA précise que l'objectif principal de cette mission sera d'installer un module de désorbitation, toutefois sans arrêter l'étude de la faisabilité technique d'accomplir d'autres tâches comme l'installation de nouvelles batteries, de remplacer le système de positionnement du télescope et pourquoi pas d'installer de nouveaux instruments scientifiques capables d'augmenter les capacités d'observations du vieillissant télescope.
02.06.04 Le lanceur européen Vega franchit une nouvelle étape
top


Le lanceur européen Vega franchit une nouvelle étape dans son développement après que des travaux de plusieurs mois à l'Usine de Propergol du Centre spatial de Kourou aient été menés à terme avec succès. Il s'agissait pour les ingénieurs de finaliser la conception du moteur principal de Vega et de valider toutes les procédures de sa fabrication.

Ce moteur équipera le premier étage (P80) du lanceur dont le premier tir de qualification est prévu en 2006. Au moment de sa mise à feu, le moteur doit fournir au lanceur une poussée de 300 tonnes pendant 106,7 secondes.

Vega

Vega est un lanceur composé de trois étages à propergol solide, surmonté d'un module supérieur à liquide dit AVUM (Attitude and Vernier Upper Module) - permettant le contrôle d'attitude et d'orbite, la séparation des satellites et la désorbitation - ainsi que d'une coiffe.

Le premier étage utilise un moteur conçu sur le principe des moteurs à propulsion solide d'Ariane 5, mais avec un chargement de seulement 88 t environ de propergol. Cet étage sera produit à Kourou. Le deuxième étage (Zefiro 23) utilise 16 t de propergol solide et le moteur Zefiro et le troisième étage (Zefiro 9), 7 t de propergol solide.

Développé et construit par l'industrie européenne, Vega est conçu pour le marché des satellites de petite et moyenne dimension (classe 1 tonne) pour des missions en orbite basse circulaire (entre 200 et 1500 kilomètres d'altitude). Il se situe dans la catégorie des petits lanceurs capables de placer sur orbite polaire (700 km) des charges utiles de quelque 1500 kg. Vega complétera l'offre d'Arianespace, qui propose déjà la famille Ariane et le lanceur Soyouz de Starsem.

Toutefois, la décision qui avait motivé le développement de Vega était la perspective attrayante du marché mondial des constellations de satellites. Malheureusement, les déboires d'Iridium, les difficultés de Globalstar et celles des principaux opérateurs à boucler leur tour de table, n'augure rien de bon pour la rentabilité du programme. En outre, Vega encombrera un peu plus le marché des lanceurs commerciaux dont l'éclaircie n'est pas attendue avant 2006.

Note
Vega est un programme de l'ESA financé par l'Italie, la France, l'Espagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et la Suède. Les actionnaires d'ELV sont Fiat Avio (70 %) et l'Agence Spatiale Italienne (30 %).

Cliquez ici pour voir le profil d'une misison Vega (147 KB, © ESA / J. Huart)

01.06.04 Première application scientifique de l'Astrophysical Virtual Observatory (AVO)
top
Une équipe européenne a utilisé l'observatoire virtuel AVO et la base de données GOODS pour découvrir 30 trous noirs supermassifs au centre d'autant de galaxies dont l'existence n'avait pas été révélée lors de précédents sondages du ciel. La plupart de ces sources sont tellement faibles qu'il est impossible d'en obtenir un spectre, tandis que la technique par observatoire virtuel permet aux chercheurs de travailler de façon homogène sur les images et les données cataloguées de nombreuses sources différentes.

Cette découverte met en évidence la sous-estimation d'un facteur 5 du nombre de trous noirs supermassifs dans l'Univers. Elle apportera également une meilleure compréhension et à une amélioration des modèles cosmologiques décrivant l'Univers. D'autant plus que l'on sait très peu de choses sur la formation de ces trous noirs dont la masse peut atteindre entre plusieurs centaines de milliers et plusieurs milliards de masses solaires et dont le diamètre peut atteindre plusieurs milliards de km.

Astrophysical Virtual Observatory (AVO)

L'observatoire virtuel est un projet européen soutenu par la Commission européenne de la recherche et conduit par l'ESO (l'European Southern Observatory). Conçu pour les astronomes européens, il permet d'accéder aux informations accumulées dans les nombreuses banques de données des moyens d'observation européens qui rassemblent des informations et des images du ciel dans différentes longueurs d'ondes, comme le visible, le rayonnement infrarouge ou X.

Notons qu'un projet similaire, le National Virtual Observatory (NVO) est en cours de développement aux Etats-Unis et que les responsables des deux projets travaillent sur la conception d'un Observatoire virtuel global.

Great Observatories Origins Deep Survey (GOODS)

Le programme Great Observatories Origins Deep Survey (GOODS) américain doit unir les données produites par les observatoires spatiaux Hubble, Chandra et Spitzer, l'européen XMM-Newton et certains des équipements basés au sol de l'ESO et du NAOA en vue de mieux comprendre la formation et l'évolution des premières galaxies.
31.05.04 Un nouveau moteur de recherche pour le CNRS
top
Le CNRS propose depuis quelques jours un nouveau moteur de recherche linguistique qui travaille sur 50 000 pages issues d'environ 50 sites Web institutionnels du CNRS. La technologie employée est celle de la société Pertimm.

Le moteur offre notamment une fonctionnalité originale avec la possibilité d'accéder (lettre par lettre, de façon instantanée) à un mot ou à une expression complexe (calculée automatiquement sur la base des mots clés issus de l'indexation des documents crawlés), bref à "tout ce qui commence par...".

L'outil propose en option également une possibilité de reformulation de la requête avec des expressions issues du contexte.

Dans un premier temps, les informations sont fournies par site puis par page à l'intérieur d'un site. Des informations en cache sont également possibles, sachant que l'indexation des documents s'effectue toutes les une à deux semaines.

http://www.cnrs.fr/rechercher/
http://www.pertimm.fr/

© Abondance
29.05.04 Cassini, manoeuvre réussie
top
Le moteur de Cassini a correctement fonctionné la nuit dernière, ajustant la trajectoire de la sonde en prévision de son injection en orbite autour de Saturne le 1er juillet prochain.

Les nouveaux paramètres de la trajectoire ne sont pas encore connus avec précision, la télémétrie étant longue à obtenir avec un engin spatial se trouvant à plus d'une heure-lumière de la Terre. Cependant, la déformation par effet Doppler des signaux reçus indiquent que la sonde a modifié sa vitesse dans les proportions attendues, annonce-t-on au Jet Propulsion Laboratory.

© Space News
28.05.04 De nouveaux indices sur le processus de formation des systèmes planétaires
top
Plusieurs observations distinctes du télescope spatial infrarouge Spitzer de la NASA on permis d'observer le processus de formation des étoiles avec des détails sans précédents. Ces résultats vont considérablement augmenter notre compréhension de la formation des étoiles et planètes, ce qui aidera à comprendre nos origines.

Près de 300 étoiles récemment formées à l'intérieur de la nébuleuse RCW 49, une pouponnière stellaire située à plus de 13.700 années-lumière de la Terre dans la constellation du Centaure ont été observées par Spitzer. Les données préliminaires suggèrent que ces 300 étoiles sont entourées de disques de poussière capables de former des systèmes planétaires. Aujourd'hui, l'on sait que la formation de protoplanètes à l'intérieur de ces disques est une étape comme une autre dans la phase d'évolution d'une étoile.

L'observation de 5 jeunes astres de la constellation du Taureau a permis au télescope de déceler des quantités significatives de matériaux organiques présents dans le disque de poussières et de gaz qui les entourent. Ces matériaux, particules de poussières glacées recouvertes d'eau, de méthanol et anhydride carbonique peuvent expliquer l'origine des planétoïdes glaçés comme les comètes. Or, les scientifiques pensent que les comètes ont pu jouer un rôle important dans l'évolution de la jeune Terre en enrichissant son environnement en eau et en éléments susceptibles de favoriser l'avènement de la vie sur la Terre. D'où l'intérêt de comprendre l'origine de leur formation.

Enfin, le télescope a aussi permis d'observer un groupe de jeunes étoiles, dont l'une (appelée CoKu Tau 4) pourrait retenir en orbite la plus jeune planète jamais observée. L'observatoire spatial a mis en évidence un évidement dans le disque de poussières entourant l'étoile CoKu Tau 4. Cela peut indiquer la présence d'une planète en orbite, qui a balayé et emporté la matière sur son passage, à la façon dont un aspirateur laisse une trace visible sur une moquette sale. L'étoile est âgée d'environ un million d'années et la planète pourrait être plus jeune encore.

Note
Bien que par le passé on ait déjà observé dans le milieu interstellaire des matériaux organiques similaires, c'est toutefois la première fois que l'on détecte ces éléments aussi clairement à l'intérieur de disques protoplanétaires.
27.05.04 La sonde européenne Rosetta observe la comète C/2002 T7
top
La sonde européenne Rosetta en route pour la comète Churyumov-Gerasimenko a profité du passage à proximité de la comète C/2002 T7 pour effectuer ses premières observations scientifiques, quelques jours après la recette complète du satellite. Proximité toute relative, quant on sait que la comète se trouvait à plus de 95 millions de km de Rosetta et que sa queue s'étirait sur 2 millions de km environ.

Le 30 avril 2004, 4 des 10 instruments de l'orbiter ont été activés pour photographier la comète au moyen de la caméra à haute résolution Osiris et prendre des mesures spectrographiques des matériaux et des gaz qui composent C/2002 T7 à l'aide des instruments Alice (ultraviolet), Miro (hyperfréquences) et Virtis (visible et infrarouge).

Note
La comète C/2002 T7 a été découverte par l'un des deux télescopes de surveillance automatique du système américain LINEAR (Lincoln Near-Earth Asteroid Research).

Crédits image ESA / MPG / H. Uwe Keller
27.05.04 Le côté sombre de la lune
top
La luminosité spectrale du côté sombre de la lune combinée à des observations satellitaires des nuages de la Terre à permis à une équipe de scientifiques d'évaluer les changements dans la quantité de lumière solaire réfléchie par notre planète au cours des vingt dernières années.

Les observations des caractéristiques de la nébulosité globale suggèrent une diminution constante dans le facteur de réflexion de la Terre (appelé aussi albedo) entre 1984 et 2000. Des enregistrements de la lumière solaire réfléchie par la Terre (lumière cendrée) et frappant le côté sombre de la lune indiquent un renversement complet de cette tendance après 2000.

Ces variations qui ne sont pas encore bien comprises semblent être une variabilité normale de la couverture nuageuse de la Terre. Il peut peut-être s'agir d'un des effets du réchauffement global de la planète. Toutefois, elles vont aider les scientifiques à étudier et prédire les changements climatiques qui affectent la Terre depuis plusieurs années.
En effet, La Terre parvient à éclairer la Lune, car sa surface est recouverte de nuages et d'océans qui réfléchissent bien la lumière solaire et l'on sait que la modification de couverture nuageuse est un élément important du changement climatique.
26.05.04 La Russie attend l'ATV européen
top
Aujourd'hui, la Russie a procédé au lancement d'un vaisseau cargo Progress à destination de la Station spatiale internationale. Il emporte environ 2.550 kg de fret dont 880 kg de carburant pour l'ISS.

Depuis la perte de Columbia qui a contraint la NASA a cesser l'exploitation de sa flotte de navettes, la Russie est la seule nation engagée dans la construction de la Station à assurer la relève des équipages et l'acheminement du fret et du ravitaillement. Toutefois, cette situation aussi gratifiante soit-elle a un coût non négligeable pour le pays, fragilisé par une situation économique qui se redresse lentement. Cette année, 42 % du budget de la FKA sera consacré aux vols spatiaux vers l'ISS. Deux vols habités sont prévus, dont la mission Delta (19 au 30 avril 2004) et quatre lancements de vaisseaux Progress.

Moscou attend donc la mise en service du Véhicule de transfert automatique de l'Agence spatiale européenne avec impatience. Ce module d'une vingtaine de tonnes aura trois tâches principales : acheminer vivres, vêtements de rechange, matériels scientifiques, eau potable, oxygène, azote aux astronautes de la station ainsi que les ergols nécessaires à son fonctionnement. Par l'intermédiaire de ses moteurs, l'ATV sera également utilisé pour corriger l'orbite de la Station et compenser ses pertes régulières d'altitude. En fin de mission, l'ATV servira à l'évacuation de divers déchets, lesquels seront détruits par combustion lors de la rentrée contrôlée du vaisseau dans les couches denses de l'atmosphère.

Ses capacités d'emport supérieures à celles du Progress limiteront l'utilisation du cargo russe au profit du système européen. L'ATV pourra transporter jusqu'à 7 tonnes de charge utile. Le premier exemplaire, baptisé Jules Verne, sera lancé par une fusée Ariane 5, vraisemblablement le premier trimestre 2005. La mise en servie devrait permettre à la Russie de consacrer des fonds au développement d'un laboratoire scientifique qui sera accroché à la Station vers 2006

Le véhicule de transfert automatique (ATV, Automated Transfert Vehicle)

L'ATV est un véhicule d'une masse au lancement de près de 21 tonnes (11 tonnes à vide). Il mesure 10,3 m pour un diamètre de 4,5 m et offre une envergure de 22 m avec ses panneaux solaires déployés. Il est constitué de deux modules principaux : un module de service dit 'spacecraft' et un module de fret dit 'cargo carrier'. Son module pressurisé offre un volume de 22 mètres cubes dont 16 sont disponibles pour le fret, ses réservoirs de propulsion contiennent 7 tonnes d'ergols.

L'ESA construira au moins huit ATV et peut-être davantage en fonction de la durée de vie opérationnelle de la Station. Le projet associe 30 entreprises originaires de dix pays européens travaillant sous la maîtrise d'ouvre d'EADS Space transportation, qui supervise également les travaux de huit sociétés russes et américaines contribuant au développement du véhicule.
  top
   
 
Jean-Pierre Lebreton est le Responsable scientifique et technique de la mission Cassini-Huygens pour l'ESAInterview de Jean-Pierre Lebreton
Sébastien Charnoz est membre de l'équipe Astrophysique Interactions Multi-échelles (AIM) en charge du Système de caméras ISS embarqué sur l'orbiteur Cassini.Interview de Sébastion Charnoz
Focus
Archives
Sur le web
50ème anniversaire du CERN50ème anniversaire du CERN
notre-planète.infonotre-planète
. info
environnement & géographie
Le site belge sur l'Astronomie et les Sciences
Hawaiian Starlight
Canada-France-Hawaii Telescope
Le portail
des satellites artificiels
Photo
astronomique
.net
Rendez-vous Espace
au Musée de l'Air et de l'Espace
La Recherche
L'actualité des sciences
Copyright 2000 - 2004 © flashespace.com. All rights reserved